Business Intelligence : les outils BI d'Oracle

Oracle et la BI

L’histoire d’Oracle et de la BI est déjà longue. L’éditeur américain Oracle a longtemps travaillé avec Business Objects, société française éditrice de logiciels et progiciels spécialisés dans le domaine de l’intelligence économique (reporting, benchmarking, entrepôts de données, ETL, data-mining, etc.). En 2005, Oracle  décide de voler de ses propres ailes sur le marché de l’informatique décisionnelle.
Deux ans plus tard, Oracle rachète Hypérion (et non pas Business Objects comme l’a longtemps annoncé la rumeur, finalement racheté par SAP). Spécialisé dans les solutions de gestion de la performance financière et opérationnelle, Hypérion disposait d’une offre tout à fait complémentaire pour faire d’Oracle un éditeur complet en matière de BI.

En 2010 Oracle présente ainsi Oracle Business Intelligence Foundation Suite 11g.
Elle réunit les outils suivants :

  • Oracle Business Intelligence Enterprise Edition (OBIEE) 11g
  • Oracle Business Intelligence Publisher 11g
  • Oracle Scorecard and Strategy Management
  • Oracle Essbase et Oracle Essbase Analytics Link

La BI : petite histoire du futur

Comme le rappelle cet article du Monde de l’informatique, l’informatique décisionnelle (ou Business Intelligence -BI- en anglais) est d’abord centrée sur les questions comptables (consolidation et planification budgétaire), lorsqu’elle apparaît dans les années 70.

Elle s’étend petit à petit aux autres grands domaines de l’entreprise (relation client,  chaîne logistique , ressources humaines).

Des éditeurs spécialisés proposent alors des bibliothèques d’indicateurs prêts-à-l’emploi sur chacun de ces sujets.

Arrivent enfin les nouvelles technologies web (HTML5 , JavaScript et AJAX) qui permettent de proposer la BI en mode cloud ou SaaS.

Reste que tout ceci, même avec ces sauts technologiques permanents reste avant tout descriptif.  L’usage majeur est le reporting. Il s’agit de répondre aux questions :
“que s’est-il passé ?”
“pourquoi est-ce que cela s’est passé”
“que se passe-t-il en ce moment”.

Bien entendu, la troisième question pose le problème du traitement en temps réel.

Mais les choses vont désormais au-delà. La question-clé à laquelle s’attaque la BI est :

“que va-t-il se passer ?” et/ou “que va-t-il se passer si ..?”

L’enjeu est évidemment de proposer des solutions prédictives.

C’est donc à l’aune de la pertinence des outils descriptifs et de la façon dont ils se prolongent dans le prédictif qu’il convient de  juger les solutions techniques proposées.

La BI selon Oracle : les deux composants

Plusieurs des produits de BI, (Business Intelligence) Oracle  prennent donc en charge les tableaux de bord, les cartes de performance, les rapports de production, les analyses ponctuelles, le traitement OLAP (OnLine Analytical Processing) multidimensionnel et l’analytique prédictif.

La suite Oracle Business Intelligence Foundation Suite 11g  permet d’exploiter la BI dans de nombreux scénarios : rapports, BI en libre-service, analyses poussées, pour n’en citer que quelques-uns.

Cette suite s’appuie sur deux composants serveur-clés. Oracle BI Server et Oracle Essbase. Ils permettent d’accéder aux données et de les administrer.

Oracle BI Server assure l’accès à toute une gamme de sources de données  : bases de données, structures de fichiers, applications et de services.
Ces outils sont construits sur une architecture unifiée. L’accès aux données est centralisé selon  une  “corporate  identité” qui intègre  ainsi la possibilité de gérer des données de sources multiples.  Ce point est capital au regard d’un facteur-clé de succès en matière de comparaison-analyse et prévision : l’accès à des données tierces (Open data, …) permettant de compléter les données produites par l’entreprise.

Oracle Essbase, de son côté, prend en charge l’analyse OLAP multidimensionnelle. Rappelons que le OnLine Analytical Processing (OLAP) ou traitement analytique en ligne caractérise un type d’application orienté vers l’analyse immédiate d’informations selon plusieurs axes définis.
L’objectif est d’obtenir des rapports de synthèse. On va ainsi travailler avec des requêtes typiques de ce type d’analyse permettant de présenter visuellement des données “qui parlent tout de suite maintenant “.

La BI selon Oracle (suite)  : le CEIM

Au coeur de tous ces serveurs se trouve le  Common Enterprise Information Model (CEIM). Cette  technologie propose à toutes les sources de données un modèle spécifique, exploitable par les composants utilisateur de la suite.  Une sorte de traducteur simultané.

OBIEE permet de créer des tableaux de bord et des rapports, d’intégrer des visualisations avancées. Il encourage également le travail collaboratif et facilite les recherches.
Il permet le recours à des requêtes ponctuelles utilisables dans le cadre d’analyses métier.
On peut s’en servir également pour développer des tableaux de bord ou des rapports, et ce, avec une démarche itérative.

Les développeurs peuvent tirer parti du modèle Common entreprise information model pour améliorer la productivité du travail.

Solution de reporting d’Oracle, Oracle BI Publisher permet quant à lui de générer, de planifier et de publier des rapports et des documents.

BI Publisher peut accéder à Oracle Server et au CEIM lors de la production des rapports. Publisher dispose également d’un générateur d’alertes qui capte et distribue des notifications via plusieurs canaux, en réaction à des événements métier prédéfinis.

Oracle Scorecard and Strategy Management prend en charge, lui,  la création de cartes de performances intégrant des KPI (Key Performance Indicator) et des objectifs.

Ces éléments peuvent être définis, surveillés et distribués sur l’ensemble de l’entreprise.

Avec la recherche BI d’Oracle,  on peut enfin explorer en toute sécurité le contenu existant à partir d’une indexation complète des tableaux de bord, analyses, visualisations, KPI, cartes de performances, rapports Publisher, agents, actions, catalogues et dossiers.

Les résultats de la recherche sont protégés.  Une procédure d’authentification unique est prévue. On peut procéder par un mode de recherche à facettes, ce qui facilite l’exploration des informations en donnant aux utilisateurs un point de départ contextuel. Cela permet de transmettre le contexte de recherche à des objets ouverts, eux-mêmes déjà cadrés en fonction de mots-clés.

Conclusion

On le voit, les solutions proposées par Oracle en matière de BI sont complètes et surtout concrètes.  La façon dont cette suite s’est constituée (par rachats des meilleurs solutions du marché) ainsi que la force de frappe d’un numéro un, Oracle, explique que ces outils fassent partie des solutions “leaders” dans l’étude réalisée par Forester et dont on peut voir les résultats dans cet article de  journaldunet.