Intelligence décisionnelle : comment devenir autonome grâce à la Self-BI

Quand les solutions technologiques transitaient auparavant par la DSI, elles peuvent aujourd’hui être à la portée de n’importe quel collaborateur de l’entreprise. C’est tout l’intérêt de la self BI. Ceci génère un gain de temps et une nouvelle autonomie pour chaque collaborateur dans l’utilisation des data de son propre univers… À condition de savoir comment mettre en place cette Self-BI. 

 

L’autonomie dans l’utilisation des données ? Un graal pour la prise de décision et l’analyse 

Qui mieux qu’un responsable de service pour étudier et analyser les problèmes précis qu’il doit aborder avec ses équipes ? Il était donc logique de mettre entre les mains des métiers eux-mêmes, autrement dit des premiers collaborateurs concernés, les outils pour préparer  leurs propres reportings et lancer leurs propres requêtes et analyses.  

C’est ainsi que le directeur d’un service marketing peut accéder directement aux données et comparer par exemple les retours clients liés à deux campagnes promotionnelles distinctes sur deux semaines précises dans le calendrier. Il établit ainsi son propre rapport en un rien de temps et la prise de décision n’attend pas.  

 

Des règles du jeu nécessaires 

Pour parvenir à ce fonctionnement autonome des équipes sur la self BI, il y a toutefois un protocole à mettre en place. À commencer par la conception, par la DSI, d’une plateforme utilisateur commune et d’un référentiel harmonisé pour que tout le monde travaille sur la même base d’analyse. Une même donnée pouvant être analysée, classée, retournée dans tous les sens, il est important d’établir un outil de gestion des variables de données, type OLAP. 

 

La formation aux outils de self BI

Une fois établie cette base commune, encore faut-il que les outils proposés aux collaborateurs soient assez simples et intuitifs, et fassent appel à des connaissances déjà répandues (type tableur Excel, par exemple). Et, bien évidemment, que chaque collaborateur soit formé en profondeur à l’utilisation de ces outils, pour que ses tableaux et ses graphiques soient fiables et que ses données aient un sens. 

 

Et des incidences en termes d’organisation et de management 

L’autre problème est de ne pas effrayer certains salariés dont le métier consiste précisément à préparer les décisions de l’entreprise (lire cet article qui prend l’exemple des contrôleurs de gestion et de la BI). S’ils ont le sentiment que de nouveaux outils permettront à d’autres de produire les mêmes types d’analyses que celles qu’ils produisaient jusqu’alors, ils ont toutes les raisons de se sentir menacés, d’en vouloir à la DSI et de saboter tout ce qui pourra l’être.  
Il convient de profiter de la BI, qu’elle soit self BI ou pas, pour augmenter la valeur ajoutée apportée par ces collaborateurs. Il faut qu’ils soient accompagnés pour s’emparer de celle-ci afin d’apporter des points de vue et des angles d’attaque toujours plus pertinents.  

N’oublions pas que ces outils ont pour mission de rendre le plus rationnel possible ce qui, selon toutes les recherches scientifiques sur la psychologie et le management l’est très peu : la prise de décision.  
Pour atteindre cette mission quasi impossible, on ne sera jamais assez nombreux : les outils de  self BI et des équipes toujours plus au fait de ces outils.  

N’oublions pas non plus que parmi ces salariés qui peuvent se sentir menacés, il y a en tout premier, les salariés de la DSI eux-mêmes. En réalité, c’est leur rôle qui doit évoluer à mesure que les entreprises se dirigent vers plus d’autonomie en BI.  

Les DSI devront toujours exercer un rôle de contrôle et d’encadrement, pour assurer aux collaborateurs une utilisation pertinente des données, garantir leur sécurité et leur qualité, ainsi que l’évolution des outils en fonction des usages.  C’est d’abord comme cela qu’il faut concevoir la Self-BI. Cela ne s’installe pas comme n’importe quel self-service.

 

Ces réflexions sur la Self-BI vous intéressent ?
Suivez notre série d’articles sur le sujet.

Et pour cela , abonnez-vous à notre newsletter “En direct des bacs à sable”.
Cette newsletter vous informera de que nous publions ici et de ce qui se publie ailleurs sur ce type de sujets..

Abonnez-vous au plus vite.
Découvrez les trésors des bacs à sable, cliquez sur l’image….

A propos de data vous aimerez aussi sans doute lire :

Comment la Business Analytics vous aide à prédire l’avenir

data-management et data-governance, c’est quoi la différence ?

Quand la BI vient booster les outils de reporting

Couverture bonnes feuilles livre Redouane Labdoui

Téléchargez les bonnes feuilles du livre de Redouane Labdoui

  • Et découvrez-le en avant-première


Prénom
Nom

Vous pourrez vous désinscrire à tout moment de la plateforme de gestion des téléchargement que nous utilisons, Mailchimp.
En acceptant de télécharger cet ouvrage, vous acceptez que vos informations personnelles soient transférées au système automatique de traitement Mailchimp. La politique de confidentialité de cet outil peut être consultée ici.

* champ obligatoire