Data governance (gouvernance des données) de quoi s'agit-il ? (1/2)

Ce concept de data governance (ou gouvernance des données en Français) est devenu fondamental pour les entreprises utilisant le Big Data.

Le problème de la gouvernance des données devient un problème central, dès l’instant où la production de données liées à votre activité explose. Un site internet à succès, de nombreuses visites, des inscriptions sur vos listes, des connexions à établir entre le site internet, le service SAV, voire les sites de production, une version mobile de votre site, des applis, etc.
Une telle explosion est vite arrivée.

Plus on multiplie les points de contacts avec les clients, plus la production de données augmente, et ce,  de manière exponentielle. Dès lors,  on  souhaitera tout naturellement se servir intelligemment de ces données qui nous tendent les bras,  et  on sera tenté de réfléchir à un projet Big Data (et ce qui est valable pour les clients peut l’être aussi pour les fournisseurs, les salariés, etc.)

 

Data governance : définition

C’est à ce moment-là qu’il faut réfléchir à la Data governance, à la gouvernance de ces données, avant même de se lancer dans la rédaction du projet  de big data lui-même. Il faut en effet définir l’ensemble des procédures qui vont être mises en place au sein de l’entreprise pour maîtriser et encadrer la collecte de données et surtout définir leur utilisation. Telle est la définition qu’ont tenté de donner les meilleurs spécialistes, telles que Gartner qui consacre au sujet des webinaires et des formations.

 

Data governance : une vision au niveau de l’entreprise

Si l’on veut résumer, il s’agit de construire sa vision des données au niveau de l’entreprise. Il ne s’agit pas de les gérer en fonction de chaque métier ou de chaque application. Non.

Nous ne sommes plus à l’ère de la “base de données”. Dès l’instant où l’on plonge dans le Big data, on change d’univers.  La donnée n’est plus structurée à l’avance, produite de manière pré-destinée, en fonction du champ précis d’une table. Elle peut devenir la meilleure comme la pire des choses. Une source inépuisable de pertinence et d’intelligence des choses, comme un fatras inutilisable.

Dès l’instant où l’on va stocker, traiter, utiliser mais aussi détruire des données (ce sera indispensable), il faut une cohérence totale dans le cycle de vie et d’utilisation de la data. Une cohérence entre la conception même de ce qui va transformer la donnée en valeur pour l’entreprise et la façon dont cela sera mis en oeuvre … dans toute l’entreprise.

La data devient dès lors un actif pour celle-ci. C’est la data qui va devenir l’élément-clé de la nouvelle valeur apportée au client, au fournisseur, au salarié. Elle n’est donc pas simple “matière première” que l’on achète au plus offrant, ou que l’on manipule comme on veut. Sa valeur ne prend de sens qu’en fonction de la façon dont on la regarde et dont on l’analyse. Cela exige de la rigueur, et cela exige surtout d’avoir été pensé avant. La data governance exige une vision.

 

 

Data governance : les moteurs  juridiques

Outre la vision stratégique, il  y a un second type de moteur qui pousse  à la mise en oeuvre d’une data-governance dans l’entreprise. Il s’agit du moteur juridique.

Il  y a plusieurs réglementations à  prendre en compte.

Le RGPD (règlement général de protection des données), règlement européen. La philosophie européenne en matière de données est désormais connue. Elle est simple : quiconque confie des données doit savoir ce qui en est fait et peut demander une traçabilité et une modification de ces données. Cela exige donc de mettre en place cette traçabilité.

Pas question de travailler “dans le dos” de ses clients par exemple. Il faut au contraire leur annoncer la couleur et pour cela, si l’on veut qu’ils acceptent de vous confier leurs données, faire en sorte qu’ils y trouvent un intérêt : quel avantage, intégré à votre service, leur procurera le fait de vous confier leurs données et d’accepter que vous opériez sur elle un traitement.

On le voit à cet exemple : cette seule question, posée par la  data governance peut inciter à un challenge marketing : améliorer l’offre pour y intégrer de la valeur produite par les données, et ce, au service du client.

En France, le contrôle du respect du RGPD est assuré par la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés).

Parmi les autres réglementations qui peuvent influencer votre façon de prendre les choses , l’HIPAA, (Health Insurance Portability and Accountability Act), loi de 1996 aux États-Unis. Elle réglemente la gestion électronique des services de santé, la dématérialisation des feuilles de soins et leur transmission. C’est de fait cette loi qui a régulé aux USA la protection de la vie privée, l’encodage, l’intégrité des données médicales et la protection de la confidentialité des dossiers de santé.

Les entreprises et les établissements qui travaillent de près ou de loin dans ce domaine doivent alors s’assurer de mettre en place les sécurités nécessaires pour éviter le piratage, sous peine de lourdes sanctions.

Data governance : quelles sont les bonnes pratiques

Concrètement, comment faire pour disposer dans votre entreprise d’une bonne data-governance ?
Dans l’article suivant, nous entrons dans le détail, avec notamment, la nomination du CDO.

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