BI en self-service : un concept qui a le vent en poupe

La BI en self-service : la fin des contrôleurs de gestion ? 

La BI en self-service est-elle la clé pour un management agile des entreprises ? C’est la question que pose un passionnant et récent article  de Springer-professional, un site d’information professionnelle allemand. Et de révéler les résultats d’une étude (Self-Service Analytics Unlimited) qui s’intéresse notamment à la façon dont la numérisation va transformer le rôle du contrôle de gestion. 

“Ce contrôle de gestion peut tout à fait accompagner de façon optimale la transformation numérique dans des entreprises qui ont déjà des process de traitement de données lorsque des outils d’analyses expertises sont mis en place”, expliquent les auteurs. Tout en se demandant si, au fond, les nouveaux outils tels que la BI en self-service ne rendent pas désormais inutile cette fonction.  

La BI en self-service : définition 

De quoi parle-t-on précisément ? Difficile en fait d’être très précis. Le concept de BI en self-service désigne la tendance de l’informatique décisionnelle à donner toujours plus de pouvoir aux utilisateurs. En clair, pas besoin d’être technophile, encore moins statisticien, ni spécialiste de gestion ou de comptabilité.  
Habituellement, les modèles de business intelligence (BI) partent de la DSI. Les services informatiques assurent la gouvernance générale et mettent à la disposition des métiers les plateformes nécessaires pour produire des rapports d’analyse et d’aide à la décision.  

Avec la BI en self-service, tout le monde peut constituer ses propres rapports, réaliser ses propres analyses, à partir des données de l’entreprise et même, en y ajoutant ses propres données. Même sans posséder de compétence informatique particulière. Cela suppose bien évidemment le recours à des outils spécifiques avec des interfaces intuitives (on connaît des solutions telles que Magic Quadant, Tableau, Qlik ou Microstrategy), et cela suppose un minimum de formation. En fonctionnement optimal, chacun dans l’entreprise peut comprendre ensuite quelles données sont disponibles, comment formuler des requêtes et prendre des décisions qui résolvent des problèmes métiers.  

 

La BI en self-service : changement des rôles  
 

Cette démocratisation de la data change donc les rôles de chacun.  
Plus besoin de la DSI ? Si les outils sont “open bar”, à quoi sert-elle encore ?  

Etonnament, son rôle devient plus important que jamais. Même en self-service. Notamment pour ce qui concerne la gouvernance des données. C’est à elle d’expliquer jusqu’où on peut aller dans le recours aux données. De mettre l’accent sur les niveaux de fiabilité des résultats, compte tenu du type de données utilisées. C’est la DSI qui a conçu le système décisionnel qui repose sur : 
l’entrepôt de données 
– les datamarts sur qui repose le système décisionnel.

Au fond, cela recentre le métier sur la recherche de nouvelles données et surtout sur la gestion de la qualité de ces données.  

En outre la BI self-service fait intervenir la DSI sur les parties réalisations/MOE. Il n’y a rien de magique. Le travail préliminaire  est très important. Pour mettre en place une BI self-service, il y a un gros travail en amont de conception et de modélisation faisant intervenir les mêmes compétences et profils pour concevoir un tel outil que pour les démarches classiques de création d’outils et d’application. Il y aura donc, là aussi, besoin de construire le socle qui va servir l’entrepôt de données, l’alimenter, présenter les catalogues de données hiérarchisés/classifiés par domaine, profil, responsabilité (sans parler des aspects de droits et de sécurité, niveau d’accréditation ou d’habilitation). Il y aura également besoin de maintenir/faire évoluer si nécessaire le socle (avec l’injection de nouveaux KPI par exemple). 

La différence est à l’arrivée. La BI mise en place apparaît beaucoup plus comme un service mis à disposition que comme un outil à prendre en mains.

Plus besoin de contrôleurs de gestion ?  
La réponse est la même, estiment les auteurs de l’étude allemande. “Sans standards ni lignes directrices en matière de gestion, la mise en œuvre de tels outils peut se révéler contre-productive.” Quand bien même, avec la BI en self-service, on pourrait en arriver “à se contrôler soi-même”, la machine ne remplacera pas le savoir-faire du contrôleur de gestion. “Le contrôleur de gestion est d’abord un analyste, et ce savoir-faire premier va le positionner comme un conseiller de management irremplaçable”, estime au final Oliver Röniger. 
 

Ces réflexions sur la business intelligence en self-service vous intéressent ?
Suivez notre série d’articles sur le sujet. 

Et pour cela , abonnez-vous à notre newsletter “En direct des bacs à sable”. 
Cette newsletter vous informera de que nous publions ici et de ce qui se publie ailleurs sur ce type de sujets.

 Abonnez-vous au plus vite.
Découvrez les trésors des bacs à sable, cliquez sur l’image….

A propos de Business intelligence, vous aimerez aussi sans doute lire : 

Business Intelligence 3.0 : de quoi s’agit-il ?

Business Intelligence : un marché de 26.5 milliards de $ en 2021

Business Intelligence : les outils BI d’Oracle

Business intelligence : notre page