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Cyber-résilience : prévenir les incidents informatiques en entreprise

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Dans un contexte où les cyberattaques se multiplient et menacent les infrastructures critiques, la cyber-résilience est devenue un pilier essentiel pour les entreprises. Elle permet non seulement de se protéger contre les menaces, mais aussi de maintenir les opérations en cas d’incident, en combinant prévention, détection, réponse et rétablissement.

Dans un monde dont la structuration ne cesse de se relativiser en raison de la dépendance toujours croissante aux technologies numériques et au nombre croissant de cyberattaques de plus en plus sophistiquées allant de la violation de données personnelles au sabotage d’infrastructures critiques comme les gazoducs, les systèmes de santé ou les réservoirs d’eau pouvant avoir des conséquences catastrophiques sur l’activité des plus grandes entreprises comme des PME, le concept de cyber-résilience s’impose comme une nécessité. Mais qu’est-ce que la cyber-résilience, comment fonctionne-t-elle et surtout comment peut-on l’accorder pour prévenir les incidents informatiques ?

Selon le rapport annuel Global Risks Report du Forum économique mondial, publié en 2024, le cyber-risque est classé au 5ᵉ rang des risques mondiaux pour 2024 et au 4ᵉ rang dans les deux prochaines années.

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I) Qu’est-ce que la cyber-résilience ?

Depuis l’épidémie de Covid-19, le volume des cyberattaques a fortement progressé, notamment avec les escroqueries par hameçonnage, le développement des ransomwares, ainsi que les attaques ciblant les infrastructures critiques, et visant les entreprises et les gouvernements. En 2023, le piratage de comptes a connu une tendance de +26 %, devenant la première demande d’assistance des entreprises. Les attaques reprises sous le le nom d’hameçonnage constituent aujourd’hui 21 % des cyberattaques et les ransomwares 17 %, ces deux modes d’opération en hausse. D’autres menaces méritent d’être soulignées, telles que les faux ordres de virement (+62,7 %), les défigurations de sites web professionnels (+61 %), ou encore les attaques par déni de service (+41 %).1.

La cyber-résilience désigne la capacité d’une organisation à se protéger des cyberattaques tout en continuant à prendre en charge ses opérations critiques malgré l’incident. La cyber-résilience est la capacité d’une organisation à résister à une cyberattaque tout en maintenant ses activités critiques. Elle combine prévention, réponse rapide et reprise, allant au-delà de la simple sécurité informatique. En d’autres termes, la cyber-résilience est la combinaison de la protection et de la capacité de rebond après une attaque.

À la différence de la cybersécurité qui s’attache à développer la capacité d’un système à se protéger contre ou à prévenir les attaques, la cyber-résilience mobilise un éventail plus large de considérations qui prennent en charge la manière dont l’organisation se prépare à la crise, réagit et reprend ses activités en cas de perturbation. Elle est d’autant plus nécessaire face à des menaces croissantes, des attaques plus sophistiquées et des systèmes toujours plus complexes.

II) Comment fonctionne la cyber-résilience ?

La cyber-résilience repose sur plusieurs éléments clés, formant une approche globale pour faire face aux cybermenaces. Elle associe prévention, détection, réponse et rétablissement pour couvrir tout le cycle d’une cyberattaque.

  1. Prévention : Cette étape consiste à identifier les vulnérabilités au sein des systèmes et à les atténuer. Des mesures comme l’authentification multi-facteurs, le chiffrement des données, les mises à jour régulières des systèmes et l’usage de pare-feux sophistiqués permettent de réduire la surface d’attaque, rendant les systèmes plus robustes face aux intrusions.
  2. Identification : Malgré des mesures de protection de plus en plus renforcées, un autre enjeu central d’une cyber attaque est sa détection. Ancrée dans une surveillance permanente des systèmes, celle-ci fait appel à des outils perfectionnés, à l’échelle de ceux de l’intelligence artificielle, pour traquer les comportements anormaux. Sans cette détection, il n’est pas possible d’intervenir tôt pour limiter le plus possible les dégâts.
  3. Réponse : La réactivité doit être rapide et efficace. Les capacités de réaction sont un des piliers de la cyber-résilience. Des procédures d’interventions bien définies sont indispensables pour contenir et traiter les attaques en limitant les impacts. Dans toute situation, la communication auprès des parties prenantes internes et externes doit être limpide.
  4. Rétablissement : Enfin, la capacité à se remettre d’une attaque rapidement est fondamentale. Cela inclut les sauvegardes, la redondance des systèmes et les tests de reprise après sinistre. L’objectif est de redémarrer rapidement les activités critiques après une perturbation majeure.

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III) Comment mettre en œuvre la cyber-résilience dans son entreprise ?

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Comment intégrer la cyber-résilience au sein de son entreprise ?

Le cyber-risque, qui figure parmi le top 5 des principales menaces pour les entreprises, nécessite une véritable préparation. Voici les étapes clés pour intégrer la cyber-résilience dans une organisation :

  • Collaboration et partage d’informations : La cyber-résilience repose aussi sur la coopération entre entreprises, autorités et acteurs du secteur. Le partage d’informations sur les menaces et les bonnes pratiques renforce la résilience collective.
  • Évaluation des risques : Réaliser un audit approfondi des systèmes informatiques permet d’identifier les vulnérabilités et de prioriser les actions à mener pour protéger les infrastructures critiques.
  • Sensibilisation et formation : La cyber-résilience ne repose pas uniquement sur la technologie. Former les employés à la gestion des mots de passe et au repérage du phishing est essentiel. Les utilisateurs finaux sont souvent les premières lignes de défense contre les cyberattaques.
  • Planification de la réponse aux incidents : Un plan de réponse à jour est essentiel pour gérer une cyberattaque. Le plan doit préciser les rôles, les actions à mener et les protocoles de communication en cas d’incident.
  • Test et mise à jour réguliers : Les systèmes de cyber-résilience doivent être testés et adaptés en continu face aux nouvelles menaces. Des simulations et audits fréquents garantissent une bonne préparation.

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  1. D’après le site Cybermalveillance.gouv.fr ↩︎

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