Le modèle Oracle de BI : gros plan sur le CEIM

On l’a déjà raconté dans cet article, l’histoire de la BI Oracle (Business intelligence chez Oracle) est déjà longue et, après avoir longtemps répondu aux enjeux descriptifs (que se passe-t-il dans l’entreprise ?), elle se concentre sur les enjeux prédictifs (que va-t-il se passer si … ?).
Pour cela, la suite Oracle Business Intelligence Foundation Suite 11g permet d’exploiter la BI de différentes façons dont la BI en libre service.

Ces outils relèvent d’une architecture unifiée. L’accès aux données prévoit d’utiliser des données internes et des données tierces (open data). Oracle Essbase prend en charge l’analyse multidimensionnelle “On Line Analytical Processing”. Au coeur de tous ces serveurs : le CEIM : common entrerpise information model. Ce modèle est une sorte de traducteur simultané, une technologie qui offre à toutes les sources de données un modèle spécifique. Gros plan sur ce modèle.

Oracle bi : le “repository”

Il s’agit en fait du modèle logique de métadonnées du “repository”. Ceci est le dossier qui contient toutes les métadonnées du serveur BI d’Oracle et qui est géré par les outils d’administration. Il stocke toutes les informations sur l’environnement de l’application (sécurité, modélisation des données, navigation agrégée, cache et informations de connexion) et il a pour objectif de proposer un modèle conceptuel centralisé de données qui soit “model-centric” et non pas “report-centric”. Autrement dit, il raisonne du point de vue du modèle lui-même et non pas du point de vue du rapport qui doit être produit.

Le modèle est construit sur 3 couches (layers). Elles apparaissent dans un panneau spécifique de l’outil d’administration (photo) et sa structure ressemble à celle de Windows explorer.

Le modèle conceptuel de données centralisé et consistant

Dans ce repository (dépôt central), les trois couches définissent :

– le modèle physique de données dans la couche “physique”
– le modèle logique de données dans le “business model and mapping”
– le modèle conceptuel dans la couche “présentation”

 

Oracle bi : le modèle CEIM

source de l’image : gerardnico.com

 

Le modèle physique de données décrit la façon dont sont implémentées physiquement les données : quelles sont les sources, les tables et les colonnes, les relations, les connexions, les paramètres, etc. Tout cela est défini ici.

Le modèle logique de données est la première couche d’abstraction. Elle a pour objectif de concevoir la dimension logique des données en séparant les faits, la dimension et la hiérarchie des données  de ce qui relève du traitement des éléments de la couche physique.

Le modèle de présentation est la dernière couche d’abstraction. Elle a pour mission de décrire comment on présente à l’utilisateur et client de l’application  les tables et colonnes du modèle logique.

 

Le “bridge data model implementation” (bridge pattern ou dispositif destiné à découpler l’abstraction de sa mise en oeuvre) ainsi produit offre donc ainsi un modèle conceptuel de données à la fois solide et centralisé.

Ainsi, si la définition d’une donnée physique doit être modifiée, par exemple, parce que la table source ou un mode de calcul a varié, on n’a besoin de faire la modification que dans le fichier “repository” et toutes les analyses et/ou rapport produits ensuite sont modifiés en conséquence, en ayant recours à la nouvelle définition.

On comprend donc l’intérêt de cette technologie qu’est le CEIM d’Oracle.

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